lundi 2 octobre 2017

J'ai mon voyage!

Vous connaissez l'expression "J'ai mon voyage"? Et bien, en voici un exemple qui dit tout.

Il y a 50 ans, Laure et moi, nous étions mariés et séparés dans le même mois.
Notre voyage de noce venait à peine d'être terminé. Les parents de Laure avaient accepté de la reprendre chez elle, à environ 150km de mon domicile.

Dans ma vie les choses ne se sont jamais passées comme je les avais prévues. J'ai appris très tôt que je ne pouvais organiser et planifier ma vie, même pas un jour à la fois. Je suis un maniaque de la planification. Mais on est comme on naît. Et parfois, c'est le hasard qui mène!

Si vous avez lu mon dernier billet, vous savez déjà que Laure et moi, nous nous sommes mariés le 4 septembre 1967. Et, ce même jour, nous sommes partis en voyage de noce, le coeur en émoi. Le premier soir, nous nous sommes arrêtés dans un môtel très ordinaire, en Pennsylvanie: Le Miller's Motel.

Devant le motel, il y avait une inscription: "Les chiens et les chats sont acceptés. Ils ne m'ont jamais volé de couvertes ou de serviettes de bain". Nous non plus. L'inscription nous avait bien amusés comme tout le reste de notre séjour en Pennsylvanie, USA.

Notre destination pour le voyage de noces était reconnue comme le paradis des amoureux.
Nous avons adoré l'endroit. Il y avait un décor très spécial dont un bain en forme de coeur.
L'endroit: le Mount Airy Lodge au mont Pocono.




Le hasard mène tout. Il est omniprésent. Il faut l'avoir à l'oeil. Et justement, il est dans la cour du voisin comme pour  nous rappeler qu'il est toujours là.
Voici une photo que j'ai prise la semaine dernière dans la cour du voisin.



L'auto rouge photographiée dans la cour du voisin la semaine dernière, c'est une Vauxhall Viva.
C'est exactement le type d'auto que nous possédions pour notre voyage de noces en 1967. Mais la mienne, elle était beige. Je l'avais achetée usagée au début de l'année. Un mois ou deux après l'achat, une roue arrière s'était détachée et m'avait dépassé sur l'autoroute des Laurentides. Mes trois passagers ont eu la frousse de leur vie.

Revenons à notre voyage de noces. Nous étions sur le chemin du retour. J'ai pris de l'essence à Catskill en Pennsylvanie. Au moment de partir, Laure m'a demandé:
- Veux-tu vérifier l'huile?
- Mais non. On doit être correct, lui répondis-je.

Une demi-heure plus tard, ce qui devait arriver arriva. Le moteur a brûlé, faute d'huile à moteur.
Un policier américain nous a arrêtés, le gyrophares en mouvement. Il nous a demandé nos pièces d'identité et nous a dit que nous aurions droit à une contravention parce qu'il était interdit de s'arrêter sur le bord de l'autoroute. Nous sommes expliqués, il a vérifié et a appelé une remorque.
L'auto a été remorquée. Nous sommes restés à l'intérieur tout en admirant une pleine lune ironique.

Le lendemain, nous avons appris qu'aucun concessionnaire n'avait les pièces de cette voiture aux USA, même pas à New-York ou San Francisco. Il fallait aller les chercher au Canada et revenir les porter au garage en Pennsylvanie Nous avons pris un motel pas cher, un peu découragés. Nous n'avions plus d'argent.

Il nous restait quelques dollars à peine. Nous sommes allés au restaurant. J'ai téléphoné à l'hôtel ou nous avions séjourné pendant notre voyage de noce. Nous avions fait connaissance avec des québécois qui devaient rentrer au Québec le lendemain dans l'espoir d'avoir une solution pour revenir avec nos bagages. Le maître d'hôtel nous a dit qu'il était impossible de déranger des touristes en vacances chez eux.

Lorsque j'ai fait part de la nouvelle a Laure, elle a éclaté en sanglots de façon tellement émouvante qu'un américain bien bâti dans la trentaine ou quarantaine, à la table voisine, s'est levé et est venu vers nous pour s'informer de la situation. Il nous a demandé le no. de téléphone de l'hôtel où se trouvaient nos amis. Il a parlé fort!. Puis il a passé le récepteur à Laure. Il lui a dit:
 "Voilà, votre ami est en ligne".

Nous avons attendu nos amis au moins une douzaine d'heures, assis sur le bord de l'autoroute, le lendemain, avec nos valises. Et c'est ainsi que nous avons pu entrer au pays.

Conclusion: en 1967, il y avait encore des américains sensibles et très humains.

Mais ce fut pour moi l'occasion de découvrir davantage le caractère merveilleux de Laure.

Jamais, elle ne m'a reproché de ne pas avoir vérifié l'huile à moteur avant que la catastrophe ne se produise.

Elle a un caractère en or qui ne s'est jamais démenti. 50 ans plus tard, j'y pense encore. Les reproches, ce n'est pas son genre.

Je me sens comblé par le fait que le hasard m'a permis un jour de croiser son chemin.


dimanche 3 septembre 2017

50 ans déjà

Comme la vie passe vite!
Il y a 50 ans déjà, nous nous sommes mariés.
C'était le jour de la fête du travail, un lundi 4 septembre, comme cette année.  C'était comme en 1967.

Laure était ravissante à merveille. Elle l'est toujours. Mon père disait que Laure ressemblait à la sainte vierge. Venant de lui, c'était tout un compliment!


Vous vous en doutez, en 50 ans, on en voit de toutes les couleurs. Nous n'y avons pas échappé.
Mais nous avons eu la chance de toujours nous épauler de notre mieux, nous compléter.

On ne peux jamais promettre d'aimer quelqu'un toute la vie. L'amour, ça ne se commande pas. Ça se vit. C'est toute une chance parce qu'on ne sait jamais ce que sera l'autre dans 50 ans. Et Laure a toujours été la même, sensible, vivante, le coeur jeune. Si c'était à refaire, je la choisirais à nouveau sans hésitation. L'amour, ça se vit, ça se sent. 

Vincent Vallières nous a fait l'honneur de nous dédier cette chanson lors de son passage à Havre-Saint-Pierre, il y a quelques années. Il nous a dit alors que c'était la première fois qu'il la chantait en  public.

Quand la maison sera payée et qui restera plus rien qu'a s'aimer

On va s'aimer encore, au travers des doutes, des travers de la route et de plus en plus fort On va s'aimer encore, au travers des bons coups, au travers des déboires la vie, à la mort on va s'aimer encore
Quand nos enfants vont partir, qu'on les aura vu grandir

Quand sera leur tour de choisir, leurs tour de bâtir

Quand nos têtes seront blanches, qu'on aura de l'expérience

Quand plus personnes va nous attendre, qui restera plus qu'a s'éprendre

On va s'aimer encore, au travers des doutes, des travers de la route et de plus en plus fort On va s'aimer encore, au travers des bons coups, au travers des déboires la vie, à la mort on va s'aimer encore
(...)
s'aimer encore, après nos bons coups, après nos déboires et de plus en plus fort On va s'aimer encore au bout de nos doutes au bout de la route au delà de la mort On va s'aimer encore, au bout du doute, au bout de la route au delà mort On va s'aimer ...

(Merci à Catherine Renaud pour ces paroles) 




samedi 10 décembre 2016

Les trains de la vie

 Un heureux hasard.

Dans mon avant dernier billet, j'ai écrit ce qui suit:
 
Personnellement, je crois que la recherche du bonheur est la meilleure façon de vivre sa vie peu importe ce qui peut se passer après. Si ce qu'on fait nous rend heureux, les autres seront plus heureux à notre contact. On ne se trompe pas.
André Mélançon
C'est la première fois que je laisse cette réflexion sans faire référence à son auteur et au contexte qui me l'a inspiré.
Je ne l'ai pas fait pour ne pas trop allonger le billet. Mais voilà que l'actualité m'en a donné l'occasion. J'ai été fasciné par un documentaire présenté à l'occasion de la mort d'André Mélançon  est né à Rouyn-Noranda le 18 février 1942[ et mort le 23 août 2016 à Montréal. Il a réalisé de nombreux films légendaires comme La guerre des tuques.

Petite parenthèse. C'est là que le cinéaste Xavier Dolan a fait ses début, en tant qu'acteur, étant enfant.

La guerre des Tuques

André Mélançon a produit aussi de grands documentaires. Celui qui a été présenté à l'occasion de sa mort est venu me chercher. Encore une fois, on dirait que le destin nous tient la main. Le destin est venu répondre à une de mes questions et me donner l'occasion de vous préciser ma pensée.

Quand j'ai écrit le billet précédent, je me demandais ce que pouvait bien être devenu Kees Vanderheyden que j'avais connu dans mon enfance et qui avait influencé toute ma vie, ma façon de la considérer. Kees Vanderheyden avait émis l'opinion suivante: le bonheur c'est comme une petite lumière verte en nous qui nous dit si on peut continuer.

À l'occasion d'une soirée avec des jeunes de mon âge, il avait animée une discussion fort intéressante dont le thème était: "Est-ce que la recherche du bonheur doit être ce qui nous guide par dessus tout?"
Il faut préciser que la question était abordée sous l'angle des valeurs judéo-chrétiennes. À l'époque, ces valeurs avaient une influence très forte dans notre société.

Même si nos croyances ne sont plus ce qu'elles étaient, même si on se pose beaucoup de questions, je crois que les valeurs judéo-chrétiennes contiennent beaucoup de sagesse pour bien vivre en société.

Quand j'ai connu Kees Vanderheyden, il  était tout jeune. Mais j'étais loin de me douter de ce qu'il avait vécu à peine quelques années auparavant. Le documentaire qui suit nous en fait mention. Et vous pourrez constater que c'est tout un conteur. Il faut voir la réaction des enfants qui sont suspendus à ses lèvres et vivent des émotions intenses en l'écoutant.

Kees Vanderheyden a 15 ans lorsque, 3 ans après la seconde guerre mondiale, où il a subi l’occupation de l’armée allemande, sa mère accueille dans leur famille près d’Amsterdam une petite autrichienne malingre et affamée. Traudi Berndl est arrivée en Hollande dans le cadre d’un vaste projet collectif organisé par des membres visionnaires de la Croix-Rouge : des dizaines de milliers d’enfants traumatisés venant des pays vaincus sont amenés en train pour séjourner dans des familles d’Europe de l’ouest.

Presque 60 ans plus tard, c’est du Québec, où il a poursuivi sa vie, que Kees se lance à la recherche de la petite Traudi qui a marqué sa jeunesse. Il lui faudra 5 ans pour la retracer et commencer à correspondre avec la vieille dame de Vienne. (Ref.http://www.informactionfilms.com/fr/productions/les-trains-vie.php)

Après avoir vu ce documentaire, j'ai saisi toute la profondeur de la pensée de celui qui avait tellement influencé ma façon de voir la vie et la richesse de ses valeurs.

Pour voir le documentaire, cliquer sur le lien qui suit. Je vous le recommande fortement.
Vous allez adorer, je vous jure.

 
 





mardi 6 septembre 2016

À quelques secondes de savoir...



L'homme appartient à la vie, mais la vie n'appartient pas à l'homme.
[Fabien Blanchot]



Dans mes derniers billets, j'ai beaucoup parlé de la vie après la vie. J'ai été sensibilisé très jeune à ce mystère. J'ai vécu cet instant assez particulier qui nous sépare de la vie à la mort. J'ai déjà raconté l'histoire dans un billet datant de juillet 2008. Mon dernier billet me donne l'occasion d'y revenir.

Sans le hasard et quelques secondes de répit, ma vie se serait arrêtée brusquement, laissant mon niveau primaire inachevé. Un vrai miracle! Ou un simple hasard. L'histoire est incroyable, authentique malgré tout.

J'avais 7 ou 8 ans. J'étais en visite chez mon oncle "Jacques" Champagne. Ce dernier possédait une ferme familiale peu commune, dans la campagne d'Acton Vale. La maison de style victorien, construite en 1870, possèdait 22 pièces. Rien à voir avec les habitations d'aujourd'hui. La terre faisait 200 arpents. La photo ci-contre donne une idée du domaine.

J'étais impressionné par la maison, les bâtiments de ferme, la machinerie agricole. Juste devant la ferme, il y avait ce jour-là une très grande charette chargée de foin. Une grande fourche mécanique agrippait d'immenses charges de foin pour les décharger dans la tasserie de la grange. Curieux, et quelque peu hyperactif, j'ai voulu voir ça de plus près.

Je suis monté dans la " tasserie". Le nom est normand et désigne la pièce où on entasse le foin, le blé... pour l'hiver. Arrivé en haut,  j'ai vu la grande fourche remplie de foin au dessus de ma tête. De là, le spectacle était excitant. J'ai levé la tête pour mieux observer le décor. C'est à ce moment précis que la grande fourche a lâché son contenu sur moi. Et je l'ai vu de très près. Mais pas pour longtemps. J'ai été complètement ensevelli, ne pouvant plus bouger. J'ai poussé un cri, puis un long gémissement. Puis, j'ai eu le souffle complètement coupé par une seconde charge tombée sur moi.


Je me souviens de la suite comme si c'était hier. Je ressentais comme une boule dans la poitrine et une sensation désagréable d'oppression. Le plus curieux, c'est que je n'étais ni paniqué, ni angoissé. Ma curiosité l'emportait sur tout le reste:  j'étais sur le point de voir à quoi ressemblait l'autre monde. J'avais hâte de savoir, mais triste à l'idée de ce que ma mère allait vivre. La mort d'un enfant, c'est toujours très pénible pour les autres. Mais je crois que la résilience d'un enfant a de quoi surprendre.

J’avais été enseveli sous deux charges de foin lancées par la « grande fourche ». C’est entre les deux charges que le hasard le plus inattendu s’est produit. Une voisine de l’oncle Jacques s’est présentée dans l’étable pour lui emprunter je ne sais plus trop quoi, un peu de crème, je crois. Elle a été intriguée par un gémissement qu’elle avait entendu en entrant dans l’étable.

Elle a demandé à mon oncle ce que c’était. Il lui a répondu que c’était probablement les enfants qui s’amusaient. Mais la dame en doutait. Pour elle, le gémissement était plus suspect. Ça venait du haut de la grange. Dès lors, le cerveau de l’oncle Jacques n’a fait qu’un tour. Il imagina tout de suite ce qui devait venir de se passer. Il grimpa en vitesse dans la tasserie armé d'une fouche.

La manœuvre était délicate. Ce n’était pas évident de tasser vigoureusement le foin avec sa fourche et ne pas risquer de blesser l’enfant qui s’y trouvait. Il tira tout de même son épingle du jeu assez rapidement pour que je puisse absorber un peu d'air et pousser un léger cri. À ma grande surprise, j’étais sauvé. Au lieu d’être dans les bras d’un ange, j’étais dans les bras de mon oncle Jacob. Je pense même qu'il m'appela "mon petit sacrament".

Il m’agrippa, et me fit descendre rapidement. En retournant dans l’étable il aperçut Yves, mon frère d’un an plus vieux que moi. Il était vert. Il venait de boire une gorgée d’eau de javel en pensant que c’était de l’eau.


C’est ainsi qu’on s’est retrouvés tous les deux, Yves et moi, en pénitence sur la galerie d’une bâtisse histoirique de 1870. Je dois dire que cet événement m’a marqué profondément. J’ai tellement vu la mort de près que j’ai eu comme l’impression qu’elle m’avait un peu apprivoisé.

Chaque fois que je revois mon oncle, il me reparle de cet incident. Cette journée-là, le hasard a vraiment joué fort en ma faveur. Décidément, mon heure n’était pas encore arrivée. Ou bien, j'ai eu beaucoup beaucoup de chance.

Lorsque j'ai laissé ce billet en 2008, une de mes cousines a laissé ce commentaire: Ton histoire sur la tasserie de foin fait partie de l'histoire de notre famille. Papa raconte encore cette histoire avec beaucoup d'émotion. La voisine qui a alerté papa, c'est madame Savoie, la tante de mon chum. Elle est décédée l'automne passé. Elle est sûrement comme un ange qui veille encore sur toi.

La vie est une suite de hasards, de coïncidences et de synchronocités plus surprenants les uns que les autres. Je viens d'ailleurs d'en vivre cette semaine en lien avec mon dernier  billet. J'y reviendrai peut-être.

Ce qui me frappe dans ce que j'ai vécu dans la tasserie, c'est l'innocence de l'enfance. Alors qu'on a toute la vie devant soi, on éprouve un détachement que j'aimerais garder encore. Mais ironiquement, moins on a de temps à vivre statistiquement, plus on est éprouve de la résistance à partir. C'est ce que nous avait expliqué un de mes profs de collège et ça m'avait impressionné au point d'être resté gravé dans ma tête.

Mais par dessous tout, il y a ce mystère qui fait qu'on vit parfois des petits miracles dû au hasard. Cette voisine qui s'est présentée chez mon oncle juste au bon moment, c'est assez incroyable. Et il est difficile d'imaginer tout ce qui ne serait pas arrivé autour de moi par la suite sans sa visite impromptue.



mardi 2 août 2016

La vie, rien que la vie

Est-ce nécessaire d'attendre la vie après la vie, toute sa vie?

Jipé Dalpé, avril 2016
Le billet que voici a d'abord été inspiré par un petit vidéo déniché sur Facebook mettant mon fils Jipé en scène. En le voyant, il m'est tout de suite venu en tête une foule d'idées en lien avec mes derniers billets.

Pour agrémenter la mise en page, j'ai voulu  dénicher une photo récente sur mon iPad (Voir à gauche).Tout à côté, une autre photo situait le contexte. Voir plus bas. C'est la photo du brunch de Pâques à la maison.

Après avoir choisi ces photos, deux réflexions me sont venues à l'esprit.

La première, c'est que cette photo exprime bien mon propos. En résumé, notre fiston aime bien vivre, bien manger, apprécier le bon vin. Et oui, il a un petit côté épicurien.

Brunch de Pâques 2016

La seconde, c'est que la fête de Pâques, c'est la fête de la résurrection, le symbole par excellence de la vie après la vie. Il n'en fallait pas plus pour que je fasse le lien avec un billet tout récent où je citais un extrait d'une mélodie de mon fils s'intitulant "La vie après la vie".

Voici cet extrait.

La vie après la vie 
Est-ce que c’est loin d’ici? 
J’aime bien l’idée d’un paradis 
La vie après la vie 
Est-ce que c’est mieux qu’ici? 
Moi, j’en attends gros du paradis 
Mais ça a besoin d’être beau, as-tu vu l’prix? 
(Parole et musique Jipé Dalpé)

 

Voici le vidéo qui m'a inspiré ce billet. C'est clair notre fiston sait apprécier la vie.

 WEBSÉRIE Le vin du Québec au coeur de notre culture JIPÉ DALPÉ AU VIGNOBLE D'ORFORD  
 
Personnellement, je crois que la recherche du bonheur est la meilleure façon de vivre sa vie peu importe ce qui peut se passer après. Si ce qu'on fait nous rend heureux, les autres seront plus heureux à notre contact. On ne se trompe pas.
 
Si on rend les autres heureux, c'est sûr qu'on est sur la bonne voie. La vie est bien faite, comme la nature d'ailleurs. Si vous ne respectez pas leurs lois, elles trouveront le moyen de se faire entendre. Juste à voir comment la nature se déchaîne présentement, on peut voir comprendre qu'il y a quelque chose qui ne va pas.
 
Tornade au Québec, juillet 2016
Des tornades au Québec, c'était jusqu'à maintenant un problème plutôt rare. On en comptait environ 5 par année et de très faible intensité. Cette année, nous en avons déjà 4 et elles sont violentes: toits arrachées, arbres déracinées, etc.

L'année 2015, la pire année de l'histoire. 2016 s'annonce encore plus catastrophique.
Les températures, la montée des eaux et les émissions de gaz à effet de serre ont atteint des niveaux records l'an dernier, faisant de 2015 la pire année de l'histoire moderne pour une série d'indicateurs clés, révèle mardi un rapport international de référence.

Recul des glaces, sécheresse, inondations... c'est un sombre portrait de la Terre que donne le rapport annuel sur l'état du climat (State of the Climate), un document de 300 pages auquel ont participé 450 scientifiques du monde entier.Voir La Presse 2 août 2016
 
scarabée japonais
On voit apparaître au Québec pour la première fois des moustiques et des bestioles plutôt dérangeantes qu'on n'avait jamais vu avant ici, au nord. Par exemple l'infernal scarabée japonais. Ça se répand à une vitesse folle. Ça attaque les arbres fruitiers, les fleurs, les potagers. En Asie, ces moustiques ont des prédateurs, mais pas ici. Il faut dire que les québécois sont reconnus pour être bien accueillants. :-)

De plus en plus, c'est la vie sur terre qui est en jeu. La qualité de vie également. Il y a de quoi se poser des questions et je crois que ce sont rarement les bonnes. Au fond, ce qui devrait nous guider, c'est notre qualité de vie et les conditions pour être heureux. Actuellement plusieurs pays ne peuvent assurer le minimum vital à leurs concitoyens sans de gros revenus pétroliers. Fermons la parenthèse.


Épicure
Ceci étant dit, je crois qu'il faut ne pas trop abuser des bulletins de nouvelles ni des médias sociaux qui nous préviennent des pires catastrophes. Il faut être conscients, mais prendre ses distances, faire le vide et trouver le moyen de profiter de la vie tous les jours. J'offre un bon verre de vin à votre santé. Sa qualité est de plus en plus remarquable au Québec.

Est-ce nécessaire d'attendre la vie après la vie toute sa vie?
Est-ce que nous pouvons nous contenter de vivre simplement notre vie et en tirer la plus grande joie ?

Il n'y a pas de mal à  vivre en épicurien, savoir apprécier le goût du bon vin autour d'une bonne table.

Eau de Lourdes?
Ça fait même partie des valeurs qui font partie de notre héritage chrétien. Jésus de Nazareth ne s'est-il pas permis de changer l'eau en vin aux noces de Cana. S'il était encore vivant, la Société des Alcools du Québec aimerait bien l'avoir comme PDG en autant qu'il ait sa carte de membre du parti libéral. :-)

Soyons sérieux. Revenons à notre question:
Est-ce nécessaire d'attendre la vie après la vie toute sa vie?
Curieusement, je viens de dénicher également sur Facebook une belle composition signé Jipé Dalpé et Yann Perreau: qui va dans ce sens.

Tant qu'il y a d'e l'amour tout autour
Avant que la vie te mette à mort
Soigne tes jours pis fais le fort
Attends pas qu'il soit trop tard.

Il faut vivre sa vie à fond, l'aimer, en profiter. La meilleur façon, c'est de ne pas s'inquiéter de ce qui va nous arriver après. De toute façon, la vie m'a appris que dans les moments les plus difficiles, on se découvre souvent des forces insoupçonnées.

Imaginons-nous un instant  que nous savons que nous allons mourir dans quelques secondes. Qu'est-ce qui se passe dans notre tête? Je le sais parce que je l'ai déjà vécu.
Je ne respirais plus depuis presque une minutes. C'était clair dans ma tête. C'était fini. Je ne pouvais survivre à moins d'un miracle auquel j'avais cessé de croire. À première vue, on pourrait croire qu'il n'y a rien de plus traumatisant.

Comment peut-on se sentir lorsqu'on croit à 100% que notre vie sera finie dans les secondes à venir?


À suivre...




dimanche 10 juillet 2016

La petite voix


J'ai souvent été étonné par un phénomène en apparence banal. C'est comme une petite voix intérieure qui me fait continuellement la jasette. Parfois, elle me surprend. Ses commentaires sont aussi justes qu'inattendus. C'est comme si elle me donnait des réponses auxquelles je n'avais pensé. Elle se permet même à l'occasion de porter des jugements sur mes idées, mes comportements et mes réactions. Au fond, je trouve le phénomène un peu mystérieux et je me pose des questions:
  • Est-ce que tout le monde est comme ça?
  • Est-ce un hasard cette faculté d'entendre une petite voix en soi?
Un autre phénomène étrange s'ajoute à cette réalité. Il y a aussi beaucoup de réponses qui nous arrivent de l'extérieure comme par enchantement, comme par magie justement au bon moment.

Jean-Philippe Preau, Serge Bouchard
Tenez, voici un exemple: J'ai eu l'occasion d'entendre dernièrement à la radio une réflexion sur le sujet. L'émission en question c'est celle de Serge Bouchard de Radio-Canada nommée C'est fou.

Le thème du jour était la voix. L'animateur a justement abordé la question de cette petite voix intérieure qui m'intriguait.
J'ai alors pu savoir que le phénomène était normal et courant.

Marie-Josée Lord
Lors de l'émission, Jean-Philippe Pleau et Serge Bouchard ont interrogé Marie-Josée Laure sur le rôle que la voix avait joué dans sa vie. Puis, à brûle pourpoint, il lui ont demandé si elle avait une voix intérieure qui lui soufflait des mots à l'oreille. Elle a répondu affirmativement. Alors, ils lui ont demandé comment elle interprétait ce phénomène.

Elle a hésité, laissé passer un long silence, puis a dit ne pas savoir si elle pouvait en parler davantage ayant peur d'être jugée ou mal comprise. Puis elle a laissé glisser qu'elle était croyante et qu'elle associait cette voix au St-Esprit. Elle a même ajouté que certaines de ses chansons étaient inspirées par cette petite voix.

Puis elle a dit que c'était peut-être un peu fou comme idée. Mais Serge Bouchard s'est empressé de dire que ce n'était pas fou, qu'on pouvait trouver toutes sortes d'explications aussi valables les unes que les autres, mais qu'il y avait raison d'être fasciné par ce phénomène étrange.

Cette voix elle nous parle, elle réagit constamment à tout ce que l'on entend, par exemple lorsqu'on écoute la radio. Elle nous permet aussi de nous dire à nous-mêmes des choses que nous n'oserions jamais dire tout haut.

Dernièrement, elle m'a parlé fort cette voix. Nous avions réuni les enfants pour leur faire part de notre testament et de notre mandat de protection en cas d'inaptitude partielle et totale. Ce genre de rencontre est nécessaire, mais pas évident à faire.  Il y avait de l'émotion dans l'air. On va tous mourir, c'est sûr. Mais en parler de façon concrète et précise, avec détails, c'est une autre paire de manche.

Ma petite voix me suggérait de dire, pour détendre l'air, que je croyais en la vie après la vie. Mais je n'ai rien dit. Ma petite voix me disait que je n'avais pas de preuves. Et puis, le lendemain, ma petite voix m'a dit: "De quoi as-tu besoin de plus comme preuves. Tu n'en a pas assez? Ce n'est pas un hasard que tu puisses m'entendre."

Cette anecdote est bien réelle. Ma petite voix ne m'a pas complètement convaincu. Mais elle m'a fait réfléchir et j'aimerais bien y croire. Mais je pense encore qu'on ne peut être sûr de rien. On peut simplement aimer et faire tout ce qu'on peut pour être heureux et rendre heureux. C'est la seule façon de ne pas se tromper quoiqu'il arrive.







lundi 9 mai 2016

La vie après la vie, c'est mieux qu'ici?


La vie après la vie 
Est-ce que c’est loin d’ici? 
J’aime bien l’idée d’un paradis 
La vie après la vie 
Est-ce que c’est mieux qu’ici? 
Moi, j’en attends gros du paradis 
Mais ça a besoin d’être beau, as-tu vu l’prix? 
(Parole et musique Jipé Dalpé)


J'aime bien les paroles de cette composition de mon fils Jipé.
C'est assez incroyable de voir comment je peux me reconnaître dans ses propos si bien exprimés. Il faut croire que l'hérédité transmet plus qu'on peut l'imaginer.

Dernièrement, je me retrouvais avec des collègues de collège que je n'avais pas vus depuis des longtemps. La rencontre a eu lieu au Manoir Rouville Campbell de Saint-Hilaire.
Manoir Rouville Campbell

Un peu pour les taquiner, j'ai vaguement abordé nos croyances religieuses. Je savais que le sujet était sensible et ça m'amusait.
Mes confrères présents se sont vite empressés de me dire avec un peu d'ironie:
Il y a deux sujets qu'on ne doit pas aborder: la politique et la religion.

C'est un peu fou parce que ce sont les deux sujets qui m'intéressent le plus.
Il me semble que c'est normal. 
Je dirais même que ce sont les deux sphères qui nous concernent le plus:
le sens de la vie et l'influence de ceux qui ont le mandat de nous représenter dans la vie de tous les jours (nos politiciens).

Et pourtant, ce sont deux secteurs où nous n'avons pas tellement de prises.
Elles ont une chose en commun: un pouvoir énorme sur nos vies et une sorte d'impuissance pour y changer quoique ce soit.
Elles mettent fortement à l'épreuve notre capacité de comprendre, distinguer le vrai du faux. J'ajouterais même que je trouve qu'on a souvent beaucoup de difficultés à bien évaluer nos politiciens. On a souvent tendance à appuyer ceux qui nous méprisent et mépriser ceux qui travaillent le plus dans l'intérêt supérieur de la nation.
Du moins, c'est ma perception.

Plus on réfléchit, plus on se pose des questions.
Toutes les civilisations se sont posées des questions sur l'origine du monde et l'existence d'une autre vie.

Les esprits les plus brillants ont essayé de trouver une réponse.
 La science sans religion est boiteuse,
la religion sans la science est aveugle.
(Albert Einstein)
Il y a des jours, où l' on a toutes les raisons du  monde de ne croire en rien.
Il y a des jours, où on dirait qu'on a besoin de croire que tout ne s'arrête pas avec la vie telle qu'on la connaît.
Ma mère (1999)
 On se demande si on reverra un jour des êtres chers partis trop vite.
On se demande s'ils peuvent nous entendre lorsqu'on leur parle dans notre tête.
C'est tellement  mystérieux tout ça.
Et on n'a pas de réponse, pas d'indice.
Les croyances se confondent souvent avec les espérances.
 Pour certains, c'est sûr qu'il n'y a rien après la mort. Tout s'arrête avec le corps. Il n'y a pas de dieu, seulement de la matière.
Pour d'autres, c'est sûr qu'il y a un dieu, une vie après la mort.


À droite: ma sœur Nicole, son dernier Noel (1956)

Certains pensent qu'il y a peut-être un dieu mais sont plutôt portés à croire qu'il n'y en a pas. Certains ne savent pas quoi penser, mais ils sont portés à croire qu'il y a un dieu ou tout au moins quelque chose de mystérieux derrière l'univers.
Si vous vous posez toutes ces questions, je vous recommande fortement un roman qui porte à réfléchir: Soumission de Michel Houellebecq. Ce livre m'avait été recommandé par un ami. Je ne lis pas un roman par année. Et quand je commence la lecture d'un roman, il est très rare que je le lis du commencement jusqu'à la fin. Celui-là, je l'ai tout lu, avec une grande curiosité.

"Soumission est un roman d'anticipation , écrit par Michel Houellebecq, paru le 7 janvier 2015. Le livre décrit un futur proche en France dans lequel est élu un président de la République issu d'un parti politique musulman en 2022.

Il rencontre dès sa sortie un succès important, se vendant à plus de 120 000 exemplaires en seulement cinq jours[2]. Un mois après sa sortie, le livre s'est vendu sur le seul territoire français à plus de 345 000 exemplaires.".
https://fr.wikipedia.org/wiki/Soumission_(roman)
Selon l'auteur, le mot Soumission est la traduction française du mot Islam. Il s'agit d'un roman de science-fiction. On y voit des personnages politiques connus comme Marine LePen.
Curieusement, le personnage qui représente ce parti islamiste ressemble à s'y méprendre au nouveau maire de Londres. On le décrit comme charismatique, honnête et intelligent.
Je vous laisse deviner la suite.
 
 J'aimerais laisser une citation qui illustre le type de réflexions qu'il nous suggère:
Il n'y a peut-être pas eu d'esprit plus brillant dans l'histoire que celui d'Isaac Newton. (...) Et bien Newton croyait en Dieu, il y croyait fermement, à tel point qu'il a consacré les dernières années de sa vie à des études d'exégèse biblique- le seul texte sacré qui lui était réellement accessible.
Einstein n'était pas davantage athée, même si la nature exacte de sa croyance est plus difficile à définir; mais lorsqu'il objecte à Bohr que "Dieu ne joue pas aux dés", il ne plaisante nullement, il lui parait inconcevable que les lois de l'Univers soient gouvernées par le hasard.
(...) Il y a au fond de l'humanité athée un orgueil, une arrogance invraisemblables.
(...) Il serait surprenant que la vie se soit manifestée uniquement sur la terre. Mais peu importe, ce que je veux dire, c'est que l'Univers porte à l'évidence la marque d'un dessin intelligent, qu'il est à l'évidence la réalisation d'un projet conçu par une intelligence gigantesque.
À titre de conclusion, je ne connais pas la vérité, mais je m'intéresse profondément au sens de la vie, la raison d'être de notre univers. Et je souhaite que s'il y a une vie après la vie, ce soit mieux qu'ici. Je ne veux pas insinuer que la vie ne vaut pas la peine d'être vécue, mais il y a des drames qui dépassent tout ce qu'on peut imaginer.

La souffrance humaine est souvent difficile à concilier avec l'existence d'un dieu bon et parfait. Il est difficile de trouver un coin de la planète où il fait vraiment bon vivre.

J'ai également beaucoup de misère à comprendre que l'Islam est aussi une religion d'amour.
J'aimerais bien le croire, mais...

Un autre exemple de la souffrance humaine:
 

Jennifer Mawn

la mort tragique de Jennifer Mawn et de son fils de 12 ans décédé en même temps qu'elle dans un tremblement de terre il y a une dizaine de jours. C'était des amis de la famille depuis longtemps. C'est une québécoise qui a travaillé longtemps à l'Ile de la Réunion. Dernièrement, elle vivait en Équateur. Elle a péri tragiquement dans un tremblement de terre il y a un dizaine de jours. Elle avait envoyé un courriel à ma fille la veille de la tragédie. Elle connaissait bien ma fille pour avoir travaillé deux ans avec elle au Québec.
 
Jenniefer Mawn suivait aussi discrètement mon blogue Détour Imporvisé régulièrement depuis de nombreuses années.

La vie après la vie 
Est-ce que c’est loin d’ici? 
J’aime ben l’idée d’un paradis 
La vie après la vie 
Est-ce que c’est mieux qu’ici? 
Moi, j’en attends gros du paradis 
Mais ça a besoin d’être beau, as-tu vu l’prix? 
(Parole et musique Jipé Dalpé)

Jésus de Nazareth a voulu nous suggérer des réponses. Il nous a laissé un message simple et tellement puissant: Aimez-vous les uns les autres. Ce message n'a rien à voir avec l'existence ou la non- existence d'un être supérieur. Mais il est puissant comme élément de marketing.
Il demeure un mystère pour moi. Mais j'avoue que son message continue de  m'impressionner et de lui donner de la crédibilité.
Comme disait Jacques Brel: ce serait tellement de beau si c'était vrai.

Si c'était vrai tout ce qu'ils ont écrit Luc, Matthieu
Et les deux autres,
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai le coup des Noces de Cana
Et le coup de Lazare
Dites, si c'était vrai
Si c'était vrai ce qu'ils racontent les petits enfants
Le soir avant d'aller dormir
Vous savez bien, quand ils disent Notre Père, quand ils disent Notre Mère
Si c'était vrai tout cela
Je dirais oui
Oh, sûrement je dirais oui
Parce que c'est tellement beau tout cela
Quand on croit que c'est vrai
(Jacques Brel)

samedi 16 avril 2016

Où sommes-nous rendus?

Signe des temps, on dirait que même les oiseaux sont désorientés et ne savent plus où aller.
Voyez ce que j'ai vu par ma fenêtre à la fin de janvier. Et ce que vous voyez sur la photo n'est qu'un mince aperçu de ce que nous avons vu.


Les oiseaux partaient et revenaient par milliers comme s'ils se cherchaient. Ca me faisait penser à ce que j'observe à l'automne quand les oiseaux partent pour le sud. On dirait qu'ils ont voulu quitter les États-Unis plus tôt cette année, soit parce qu'ils avaient leur voyage de ce qu'ils y voyaient, soit ils étaient mêlés par la température.

Les oiseaux ont leur façon de nous parler, refléter notre univers, la façon dont on se sent souvent à l'intérieur de nous-mêmes. Nous vivons à une époque où nos repères semblent s'anéantir l'un après l'autre.

J'ai écrit ces lignes au début de février. Et c'est déjà  le printemps. Je prépare mon jardins, j'ai fait des semis. C'est la période de l'année où je vois revenir les oiseaux. Ils se tiennent tout près au moment où je mets mes premières graines en terre. Il y a même une famille qui semble avoir noté mon adresse.

Chaque année, en préparant, je ne peux m'empêcher de penser à cette parole de Jésus de Nazareth nous appelant à avoir foi en l'avenir: "Les oiseaux ni ne sèment, ni ne récoltent et pourtant ils vivent". Chaque fois, je ris un peu parce que je sais que si je faisais comme les oiseaux en allant piger dans le jardin du voisin ou de la voisine, je risquerais de me mettre dans le trouble.

Mais je laisse tout de même les oiseaux se servir. Ils ont le droit de  vivre, de traverser la frontière à leur guise. Les humains n'ont pas tous le même droit. Je suis le premier à toujours trouver essentiel que tout pays qui se respecte protège ses frontières. J'ai toujours pensé qu'on ne pouvait accueillir en trop grand nombre des gens qui ne partagent pas les mêmes valeurs que nous.

Le geste du pape François m'a amené à réfléchir.


http://www.france24.com/fr/20160416-crise-migratoire-lesbos-religion-pape-francois-patriarche-bartholomee-orthodoxe

Peut-être est-ce une bonne chose de perdre nos repères. Peut-être devons-nous en chercher d'autres...